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Philatélix : Logiciels pour la philatélie et la numismatique
PHILATELIX Timbres de France est le numéro un des logiciels philatéliques en France. Pour tous les amoureux des timbres, novices et confirmés. Multicollections, avec de très nombreux outils de recherche, une gestion poussée de la mancoliste et de la dispoliste, il décrit 6 600 timbres et près de 16 000 variétés avec 60 000 cotes, contient plus de 9 000 clichés en haute-résolution, un inventaire détaillé de la collection et son évaluation financière. Sans oublier la triple numérotation, le procédé des imagettes, les multiples exports, ...

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La presse philatélique écrite


l'Echo de la Timbrologie
décembre   2019

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Numéro 1945 - Décembre 2019 ÉDITORIAL : La philatélie, loisir oecuménique

(Sophie Bastide-Bernardin)
Actualités
- Réouverture du Musée de La Poste de Paris : un reportage complet richement illustré.
[extrait de l'avis de la Rédactrice en Chef de l'Echo] : "Le nouveau Musée de La Poste de Paris est impressionnant et, en particulier, sa superbe scénographie qui n'a rien à envier à celle des autres grands musées postaux (ou de la communication) européens. Appelé à accueillir un public international, le lieu gagnerait à afficher des textes en plusieurs langues ou, tout au moins, en anglais. Il nous a toutefois été indiqué que des audioguides en français et en anglais seraient à disposition début décembre. La bonne surprise de la visite a été la place primordiale accordée au timbre-poste. Les collections sont magnifiquement mises en valeur, de manière interactive et pédagogique pour le grand public, sans oublier les experts que sont les philatélistes, avec notamment des tiroirs coulissants contenant de très belles pièces. "
- Brésil-Allemagne, champions des prix Saint-Gabriel 2019
- La philatélie associée au marché de Noël de Valence...
- ... Mais aussi à celui de Brouvilliers
- Thèmes et Floral
- La philatélie, "c'est bon pour le moral !"
- Le Noël des franciliens vu par un aquitain
- Noël alsacien
- Voeux parlementaires
- Et le nouveau président est ... Richard Stock
- Première visite présidentielle dans les Glorieuses
Variétés
- Tour Eiffel amputée
- Le printemps et l'hiver
- Disparition réjuissante
- Marianne de Lamouche décentrée

Multimédia : CEDEROM - Tous le bulletins de la philatélie chinoise
Créée en 1981, La Philatélie chinoise est une association qui se concentre sur la collection de timbres et de philatélie de Chine, depuis l'époque impériale jusqu'à aujourd'hui. Elle réunit des passionnés du monde entier et elle entretient des liens étroits avec des philatélistes chinois. (...) La consultation des bulletins offre ainsi un vaste panorama de la philatélie chinoise dans tous ses aspects. Pour en faciliter l'accès, un cédérom vient d'être mis en circulation. Il regroupe les bulletins du no 1 (juin 1981) au no 125 (avril 2018).
Renseignements : philateliechinoise@gmail.com

TOUT PHOTO : Cérémonie de dévoilement du timbre "Gandhi"
A côté des jardins du Champ de Mars, au 2 rue du général Lambert, se dresse la résidence personnelle de l'ambassadeur de l'Inde en France. Le 30 octobre dernier, son Excellence Vinay Mohan Kwatra y donnait une réception. Il s'agissait d'y commémorer, en philatélie, une figure indienne universellement célébrée, Gandhi, « a great soul » (une grande âme) comme le soulignait l'ambassadeur.
Autocollants
- Lancement du "Ballon d'Or"
- 40e bourse du club philatélique se Saint-Denis-en-Val
- quatre thèmes, trois artistes pour un anniversaire
- 75e anniversaire de la Libération de Strasbourg
- Renaissance de l'Hôtel de Ville de La Rochelle
- Centenaire de la crèche d'Orschwihr

TOUT PHOTO : Court Salon, très couru.
François Farcigny, le commissaire du Salon philatélique d'automne, se réjouit que sous son nouveau format de trois jours, cet événement ait atteint les « 7912 visiteurs, soit quasiment autant que l'an passé en quatre jours. » « Les deux blocs CNEP (Gare d'Austerlitz et Léonard de Vinci) ont rencontré un grand succès précise-t-il. Et nous avons pu constater l'affluence, plus particulièrement le jeudi 7 novembre, jour de l'inauguration où les allées étaient noires de monde. Si les négociants se sont déclarés ravis, pour la plupart, du dynamisme de la manifestation, les postiers étaient également enchantés des bons résultats commerciaux. Évidemment, les philatélistes ont regretté que le produit spécial à petit tirage (6 ooo exemplaires), la feuille de 25 Cérès dont un tête-bêche et le livre qui l'accompagnait, ait été épuisé aux environs de 15 h. le premier jour. Mais rien de tel pour créer le buzz... le lendemain, le produit en question était en vente sur internet et s'arrachait entre 50 et 125 euros pièce.
Rencontre : Edmond Guy Stoss, un amoureux de la lettre classique
À l'occasion du Salon philatélique d'automne, nous avons rencontré Edmond Guy Stoss, établi sous le nom commercial de Philatélique Partenaire. Sur cet événement organisé par la Chambre syndicale des Négociants et Experts en Philatélie, il partageait un stand avec Phil'Europe.
TOUT PHOTO : Grands Prix de l'Art philatélique 2019
Le mercredi 23 octobre 2019, le jury des Grands Prix de l'Art philatélique s'est réuni au siège de L CNEP - Chambre syndicale française des Négociants et Experts en Philatélie. Grande nouveauté cette année, sur les vingt-huit électeurs, quatre n'ayant pu se déplacer bénéficiaient du vote par correspondance.
Eclairage : Réconciliations en philatélie
Comment une nouveauté philatélique, commémorative de vingt-cinq ans de relations diplomatiques entre Israël et le Vatican, s'inscrit dans une histoire où les timbres-poste ont participé à la recherche de pacification...
TOUT PHOTO : Le Gala 2019 de la Caisse d'Entraide, en hommage à Albert Cohen-Sabban
Dès la Seconde Guerre mondiale, dans un premier temps pour venir en aide aux mobilisés et aux prisonniers de guerre, la corporation philatélique a mis en place, en France, un système solidaire. Aujourd'hui, la Caisse d'Entraide du Commerce philatélique poursuit ses missions de soutien financier et moral aux membres de la profession en cas de coups durs de la vie - cambriolage, maladie, accidents divers... Depuis 1942, à l'instigation de son fondateur et premier président, Léon Boscus, elle organise un Gala annuel de charité pour prélever des fonds, une tradition qui a perduré jusqu'à aujourd'hui. Depuis 2007, Albert Cohen-Sabban était le président de la Caisse d'Entraide. Son décès soudain, le 21 septembre dernier, a provoqué une grande tristesse parmi ses amis de la profession où il était unanimement apprécié. Conformément aux statuts, c'est sa vice-présidente, Danièle Dutertre, qui a pris la tête de la Caisse d'Entraide. Lors du Gala de charité organisé le 8 novembre dernier, au Pavillon Gabriel - Potel & Chabot, à deux pas des Champs-Élysées, elle lui a rendu un vibrant hommage, tout en simplicité et en délicatesse, à l'image de l'homme pudique qu'il était.
Étude : Les cartes postales illustrées au tarif imprimé pour l'international
Des destinations les plus fréquentes aux plus rares, cette étude invite à découvrir les cartes postales qui ont voyagé de France vers l'étranger au tarif des imprimés à 5 c de novembre 1899 au 30 novembre 1903. Pour minimiser leurs frais, les collectionneurs ont privilégié cette solution. Si un usage massif a été fait des 5 c vert Sage et 5 c vert Blanc - comme pour le régime intérieur-, il se rencontre aussi des affranchissements multiples de ces deux types, avec petites faciales.
POLAIRES : L'OP 3-2018 du Marion Dufresne
Cette rotation est marquée par la présence des directeurs de l'IPEV et de la Réserve naturelle, mais aussi d'une délégation de l'UNESCO. Tous apprécient les conditions de voyage clémentes jusqu'à Crozet, avant d'affronter le mauvais temps à Kerguelen.

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Voir également :
les autres titres
Timbres Magazine
décembre   2019

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Numéro 217 - Décembre 2019 ÉDITORIAL : Que penser des petits tirages ?
Il en a été fortement question lors du dernier Salon d'automne du bloc-feuillet Cérès... Voici des extraits du courrier de Patrick M., un lecteur, qui résument bien le point de vue partagé par de nombreux collectionneurs. "Je vous fais part de ma très grande déception et du sentiment d'injustice subie lors de ma visite jeudi 7 novembre au Salon dAutomne porte de Champerret (...) Comme chaque année, depuis 30 ans (mon premier salon fut PhilexFrance 1989), je me rends au Salon d'Automne le premier jour afin de pouvoir acheter un livre Cérès contenant un bloc annoncé en tirage limité à 6000 exemplaires (ce qui est 2000 exemplaires de plus que certains autres produits philatéliques émis précédemment par Phil@poste). Je prends le train depuis la gare de Montargis à 7h19 ce quime fait arriver comme d'habitude à 9h30 devant les portes closes du salon ouvrant à 10h. Il y a déjà environ 80 personnes devant moi mais au fur et à mesure de nombreux visiteurs arrivaient derrière moi, nous formions un peu avant 10 h une grande file d'attente formant un S. (...) Une fois arrivé à l'intérieur, je suis toutes les personnes allant gentiment chercher un ticket de réservation pour pouvoir acheter au stand de Phil@poste et j'obtiens un ticket avec le no 327 Je suis étonné de la valeur de ce numéro par rapport au nombre de personnes attendant devant moi dans la file d'attente, soit un maximum de 100 personnes (même 200 avec les personnes n'ayant pas respecté la file d'attente devant les portes du salon).
Je vaque à mes occupations en parcourant les stands des postes notamment des DOM-TOM où j'ai mes habitudes. Ensuite vers 14 h. je surveille l'avancée des numéros au stand de Phil@poste qui arrivent vers 260, je me décide d'attendre sur les banquettes du salon. Vers le no 290 un brouhaha commence à se faire entendre puis augmente fortement vers 300. Au no 310, une voix de Phil@poste annonce qu'il n'y a plus de livre Cérès avec le bloc !
Grand émoi et cris de colère de la part des collectionneurs qui pour certains arrivés de province parfois éloignée ont fait le déplacement spécialement pour obtenir ce produit Philatélique. Comment ce livre peut-il être épuisé après seulement 300 visiteurs ? (...) Cette situation ne m'est jamais arrivée depuis le début de l'émission des produits philatéliques en tirage limité (4000 à 8000 ex)."
Le bloc était négocié sur eBay le dimanche 10 novembre quelque 120 euros, pour une mise de départ de 29 euros.
Comme le note Pierre Jullien dans son Blog "Philatélie au quotidien" les amateurs de petits tirages pouvaient se rattraper avec d'autres produits : "Andorre, par exemple, propose un timbre "lunaire" à 1,05 euro, tiré à 70000 exemplaires, en feuilles de 50... Mais des feuilles numérotées. Ce qui donne un total de 1400 feuilles seulement Et du côté de Saint-Pierre-et-Miquelon, mieux encore : les « Marianne» d'usage courant surchargées « SPM » ont été tirées à 10000 ou 15000 exemplaires, en feuilles de cent... Il vous reste à calculer le nombre réduit de feuilles en vente. La « Marianne » rouge au tarif « lettre prioritaire » - à 1,05 euro - était d'ailleurs épuisée dimanche, en vente à l'unité 5 ou 6 euros sur les sites Internet eBay ou sur Delcampe. Autres petits tirages disponibles sur place, les services philatéliques des collectivités d'outre-mer ayant fait le déplacement, les prêts à poster, de Nouvelle-Calédonie ou de Polynésie française, inférieurs à 1000 exemplaires, pour de bons sujets thématiques : « Le Bounty au cinéma » ou encore les "150 ans de l'arrivée des premiers Chinois en Polynésie française", en Polynésie et surtout, la carte de Nouvelle-Calédonie éditée spécialement pour le Salon, un « Hommage à Notre-Dame de Paris » évoquant sa rosace, avec la reprise du timbre pré-imprimé dessiné par André Lavergne sur la " Cheminée de la mine Pilou »... il y avait, enfin, le feuillet souvenir diffusé par les TAAF ; composé de deux timbres, intitulé "Postes du bout du monde", dessiné par Aurélie Baras, accompagné d'une carte en deux volets. Tirage: 13500 exemplaires, dont 1000 exemplaires vendus sur place bénéficiant d'une petite variante, un code-barres sur la carte (pas sur le bloc) différent des 12500 autres exemplaires diffusés ensuite par correspondance, sous blister, par le service philatélique de La Poste (...). »
Phil@poste aurait dû limiter le nombre d'exemplaires par client, ce qui aurait évité le mécontentement des collectionneurs. A discuter avec vous sur le stand, il semble que vous ne soyez pas forcément contre les faibles tirages qui "animent" la philatélie. Dès lors que vous avez les timbres entre vos mains serais-je tenté d'ajouter ! Autre question, quelle serait la fréquentation des salons sans ces "opérations" ? C'est un vaste débat, continuez de nous apporter vos témoignages.
Retour sur le Salon d'Automne
Après une fréquentation record au Salon philatélique de Printemps à Paris les 14-16 mars dernier, ce 73e Salon philatélique d'Automne avec son nouveau format de trois jours, a accueilli près de 8000 visiteurs. De nombreuses animations, des conférences dont celle très suivie de l'Académie de philatélie, de belles découvertes chez les marchands, il y en avait pour tous les goûts.
Lara Terlizzi-Enza, "une grande attention est portée à la qualité des émissions"
Diplômée de l’école Supérieure de Commerce Audencia Nantes, Lara Terlizzi-Enza a débuté sa carrière professionnelle au sein de l'administration monégasque en 1998, à la Direction du Tourisme et des Congrès. Elle intègre ensuite la Direction de l'expansion économique où elle était en charge de l'instruction des dossiers de création de sociétés sur le territoire monégasque. Elle rejoint l'OETP en 2008 en tant que responsable de la division marketing puis prend la direction du service en 2015. Son actualité : le prochain MonacoPhil qui se déroulera du 28 au 30 novembre prochain.
La rénovation du Musée de La Poste : une réussite exceptionnelle
Le musée a fermé ses portes durant six ans pour un chantier de grande ampleur. Une nécessaire rénovation pour cet édifice datant de 1973 qui a conduit à une réinvention. Tour d'horizon du musée conçu par l'architecte Frédéric Jung et qui doit aussi beaucoup à Mauricette Feuillas (sa directrice qui vient de prendre sa retraite) et ses équipes.
Martinique, une philatélie authentique
Ce mois-ci partons à votre demande à la découverte de la philatélie martiniquaise. Tour d'horizon des timbres de la période classique, aux variétés remarquables et aux lettres rares.
Séries "Orphelins"... en Autriche aussi !
Alors que s'éloignait la perspective d'un conflit rapide qui aurait ramené les troupes dans leur foyer avant Noël 1914, les administrations postales des États belligérants décidèrent d'émettre des figurines surtaxées au profit des oeuvres de bienfaisance et des victimes de la guerre. L'empire des Habsbourg ne fit pas exception.
Les terres et mers australes au Patrimoine Mondial de l'UNESCO
Les terres et mers australes françaises ont été classées le 5 juillet au Patrimoine mondial par l'Unesco. Cet ensemble, qui permet à la France d'exercer sa souveraineté sur la seconde zone économique exclusive (ZEE) mondiale la plus étendue, après les Etats-Unis, est désormais le plus vaste bien inscrit. Les timbres des TAAF se font largement l'écho de leurs caractéristiques.
Les émissions françaises libellées en CFA
Il n'est pas rare de trouver, au sein de nos albums de France dans la période d'après-guerre, des jumeaux quasi parfaits de nos timbres, à la seule différence qu'ils portent une surcharge en francs CFA. Ces marques témoignent de l'histoire particulière d'un de nos départements d'outre-mer, autrefois colonie, qui a disposé plus longtemps que les autres d'une philatélie propre. C'est justement l'usage du franc CFA qui a assuré aux timbres réunionnais un sursis non négligeable de vingt-six années.
Une introduction à la "Social Philately". Friedrich Schüler (1791-1873) : Un démocrate allemand exilé à deux reprises à Metz
Depuis quelques années se développe à travers le monde une nouvelle manière de collectionner, la "Social Philately" . Dans la philatélie traditionnelle, l'étude du courrier est principalement centrée tant sur son intérêt philatélique que de l'histoire postale. La Social Philately s'intéresse également à l'histoire qui se cache derrière les lettres, entiers et cachets. Elle étudie les relations entre expéditeur et destinataire. Elle décrit et analyse leur environnement humain, culturel, politique, économique et social.
Il était une fois l'Islande
Alors qu'une incertitude plane sur l'avenir des timbres islandais, laissons-leur la parole pour nous conter l'histoire de leur pays qu'ils illustrent à merveille, des origines jusqu'à son indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale.
Piquage des Susse-frères
On parle de « perçage » lorsque la séparation entre timbres ne conduit à aucune perte de matière, alors que le « piquage » consiste à créer des trous (évidements) entre les timbres. Le piquage le plus connu et le plus remarquable est celui des papetiers « Susse-frères »
Les marques d'indexation horizontales
Pour faire face à l'augmentation du volume du courrier à la fin des années 50 en France, la Direction Générale des Postes décide d'automatiser les opérations de tri et d'oblitération. Cette modernisation importante s'inscrit dans un vaste programme concernant à la fois l'organisation des conditions de travail et la mécanisation de nombreuses tâches. Les recherches techniques pour l'automation sont conduites dans le même temps qu'une réflexion globale sur les procédures de la future exploitation. L'option fondamentale concerne l'indexation préalable des correspondances. C'est la première période de 1959 à 1974 que nous abordons ici.
"Le Monde", trois quarts de siècle
La presse et la carte postale illustrée ont toujours fait bon ménage. Dès le début du vingtième siècle la cartophilie s'est trouvée associée aux journaux et revues de tous genres, qu'il s'agisse de leur représentation, de leur fabrication, de leur publicité au format 9/14 cm. Après la Seconde Guerre mondiale, cette pratique a perduré et les collections anciennes se sont enrichies de nouvelles cartes en noir et blanc et en couleur d'un format plus large (10/15 cm). Celles du quotidien « Le Monde » en font partie. Elles nous rappellent, dans une série de douze cartes postales choisies parmi les événements les plus marquants de cette époque, que le no 1 du journal porte la date du 19 décembre 1944, bien qu'il soit paru la veille. Il y a donc soixante-quinze ans.
La chronique de Socrate : Et un sondage de plus !
Après celle réalisée auprès des lecteurs du magazine, Phil@poste vient de rendre publique une étude sur « les tendances du marché et de la philatélie ». Confiée à l'institut CSA, elle a été réalisée du 6 au 25 juillet dernier auprès d'acteurs du marché, de clients de bureaux philatéliques, de personnes ayant participé à des ateliers d'échange à Paris et en province ou ayant répondu à des questionnaires, qu'ils soient des philatélistes ou collectionneurs émanant d'autres univers. Il en ressort que les philatélistes ont un âge moyen de 67 ans à rapprocher de celui des lecteurs de votre magazine (62 ans). Les femmes philatélistes au regard de ce sondage seraient 30 %, ce qui correspond à notre lectorat actuel. Si l'on va plus en détail et selon le CSA, les 18-24 ans seraient inexistants, les 25-34 ans représenteraient 1 % du total de la « population » des philatélistes, 7 % pour les 35-49 ans, 27 % pour les 50-64 ans et 65 % pour les plus de 65 ans. L'institut de sondage répertorie les philatélistes en plusieurs catégories : les experts, les boucheurs de cases, les hédonistes et enfin les accumulateurs. Seuls les « experts » se décrivent comme philatélistes, les autres acteurs se positionnent plus comme « collectionneurs » ou « philatélistes amateurs ».
Si vous ne pigez pas ce jargon, voici les caractéristiques des différentes catégories que je viens d'évoquer, à vous de voir si l'une correspond à votre profil. Les experts : ils sont motivés par l'ancien et les pièces rares, très investis dans l'associatif et le second marché (dont j'ignore de quoi il s'agit). La recherche est une clé. Toujours selon le CSA ils sont très motivés par leur exclusivité et la valorisation de leur savoir.
Les hédonistes: valorisent surtout l'esthétique et le coup de coeur, investissent dans les timbres neufs et anciens / étrangers, via des canaux physiques principalement. Enfin nos hédonistes demeurent motivés par la surprise, une « collection opportuniste ancrée dans le plaisir ».
Le « marché » se resserrerait sur les experts de plus en plus exigeants, les hédonistes émettraient un signal faible. Vous vous ne reconnaissez toujours pas dans ces deux catégories ? Et bien chers amis, passons aux deux dernières de cette espèce rare que sont les philatélistes.
Les accumulateurs : ils investissent peu (en temps comme en argent), ne sont plus vraiment motivés mais leur goût pour l'esthétique demeure autant que l'intérêt pour la variété des thèmes. Accumulateurs, sachez que l'opportunisme et la liberté sont vos clés !
Les boucheurs de cases : leurs motivations seraient la complétude (on s'en doute) et la facilité (à voir mais j'attends vos réactions).
Les accumulateurs comme les boucheurs de cases seraient deux profils en perte de vitesse, en voie de disparition. Nos quatre profils seraient à 74 % sensibles, lors de l'achat d'un timbre, à la technique d'impression, 73 % au visuel et 53 % au thème.
L'autre profil analysé par le CSA est constitué des « collectionneurs / amateurs ». Leur âge moyen est de 51 ans et ils seraient à 61 % des hommes. Ils seraient donc différents des « philatélistes » car : plus sensibles à l'écologie, ayant un parcours plus multi-collections. Cette catégorie voit dans le timbre un objet permettant d'explorer une passion personnelle mais non une passion DE l'objet. Leurs objets sont exposés et / ou utilisés ; une logique ornementale et / ou d'usage. Pour eux, une collection se vit au quotidien.
Les philatélistes interrogés sont globalement satisfaits de l'offre de Phil@poste. Sont mis en avant la variété de l'offre, la qualité artistique des timbres, la variété des canaux et les événements. Pour eux le timbre a une représentation positive (mémoire, savoir, esthétisme, voyage). Dans les aspects négatifs, ils mettent en avant le fait que le timbre n'est plus dans l'air du temps, leur désamour des médias et du milieu scolaire, l'image vieillissante du philatéliste et la double concurrence des nouveaux loisirs et des autres activités de La Poste. 13 % des sondés ne seraient pas satisfaits de Phil@poste. Sans grande surprise pour votre vieux Socrate sont mis en avant : la baisse de la valeur de revente, « trop de timbres », une pratique de plus en plus chère (nombre d'émissions, prix du timbre). Autres points évoqués : la dilution de l'offre avec la moindre qualité des timbres (diminution des émissions en taille-douce, timbres autocollants etc.), l'insuffisance des canaux physiques de distribution et la difficulté à obtenir des « éditions spéciales » en province.
Nous reviendrons le mois prochain sur les autres tendances observées dans ce sondage et d'ici là, n'hésitez pas chers experts, hédonistes, accumulateurs ou boucheurs de cases à me faire part de vos remarques. Et si vous êtes un collectionneur/amateur je vous y encourage également. Et si vous vous ne reconnaissez aucunement dans ces descriptions, cette chronique vous est également ouverte ! Pour ma part, je vais essayer de chercher à savoir qui suis-je, où vais-je, de grandes questions philosophiques. Une seule certitude, ma retraite de philatéliste n'est pas pour demain.

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Toussaint COPPOLANI
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